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Réforme du transport L’anarchie continue pour les matières dangereuses
leconomiste.com - 25/02/2014

AUCUN DISTINGUO ENTRE FRUITS ET LÉGUMES, MATIÈRES EXPLOSIVES OU RADIOACTIVES.

LES TEXTES D’APPLICATION TOUJOURS EN ATTENTE.

Réforme du transport L’anarchie continue pour les matières dangereusesLe secteur du transport de marchandises est fortement atomisé. 90% des entreprises possèdent 3 à 5 camions. Elles ne disposent d’aucune politique de formation au profit de leur chauffeur personnel dans le domaine du transport de matières dangereuses

Encore une réglementation émasculée. La loi 30-05 sur le transport de marchandises dangereuses a été publiée au Bulletin officiel le 30 juin 2011. Mais elle reste inapplicable faute de textes d’application. Par conséquent, excepté les sociétés pétrolières et les multinationales, la plupart des chauffeurs de camions-citernes ou de tracteurs ne font pas de distinction entre un chargement de pommes de terre et des matières radioactives ou explosives. «Rien ne sert d’adopter une loi si elle n’est pas appliquée sur le terrain. Ce que nous constatons actuellement, c’est que certains clients ne sont pas exigeants et favorisent toujours le facteur coût au détriment de la sécurité», suggère Mohamed Talal, président de la Commission logistique/CGEM. Et de suggérer que «les infractions à la loi sur le transport de matières dangereuses relèvent du pénal».
Plusieurs accidents causés par des camions-citernes ont eu de graves conséquences économiques, sociales et environnementales. Depuis 2007, l’Agence du bassin hydraulique de Bouregreg poursuit en justice deux  transporteurs pour avoir déversé accidentellement une partie de leur chargement d’hydrocarbures. Le premier directement dans l’oued Bencheqcheq et le second, près de l’oued Amiran dans la région Bouznika. «Les opérations de nettoyage ont coûté 220.000 dirhams et nous réclamons aux auteurs de la pollution des dommages-intérêts», confie Abdelaziz Zerouali, directeur général de l’Agence. Des chauffeurs évitent délibérément de verrouiller leurs containers. L’ignorance de certains transporteurs se décline également au niveau de leurs procédés. «Nous transportons indifféremment dans le même camion benne des sacs de ciment et du blé en vrac sans même l’avoir lavé», lâche le secrétaire général d’un syndicat de chauffeurs professionnels. La confusion des genres n’est pas la seule faille de certains transporteurs. «Nous croisons souvent des camions-citernes qui roulent à 120 km/h alors qu’ils ne devraient pas dépasser 85 km/h. Il m’est déjà arrivé de le signaler aux contrôleurs de la route relevant du ministère de l’Equipement, mais j’ai été surpris de constater qu’ils ne sont pas formés pour lire le disque d’un chronotachygraphe», déclare un transporteur routier. En fait, les tachygraphes utilisés actuellement sont dépassés. Le code de la route parle de la généralisation des modèles numériques pour permettre de déterminer la vitesse à laquelle roule un camionneur, mais aussi l’itinéraire emprunté à une vitesse donnée.
Le Maroc a bien adhéré à la norme européenne ADR. Mais jusqu’à présent, cela relève de la science-fiction. Pourtant, sans jeu de mots, le sujet est d’une actualité brûlante puisqu’il coïncide avec les négociations maroco-européenne sur l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca). Des discussions qui devraient déboucher sur l’harmonisation des réglementations nationales avec celles en vigueur en Europe. Le transport de matières dangereuses est un des secteurs où  le Maroc est très en retard par rapport à l’UE. D’ailleurs, «aucun chauffeur professionnel marocain ne possède la carte ADR, obligatoire pour transporter des matières dangereuses sur le sol européen», annonce Jamal Hadi, président de l’Association marocaine du transport routier international (Amtri)(1). Petit bémol tout de même de Driss Herrati, gérant du cabinet, qui affirme que «plusieurs entreprises marocaines telles que BTM, Trans2D, Tranzag ou encore Timar organisent des formations ADR au profit de leurs chauffeurs et peuvent circuler en Europe sans problème».
Le séminaire avait pour objectif de recueillir les recommandations des professionnels pour l’élaboration des décrets d’application de la loi sur le transport de marchandises dangereuses.

Accompagnement Euromed

«LE ministère de l’Equipement s’appuie sur l’expertise de l’UE, notamment la Commission européenne, dans le cadre du projet Euromed pour décliner la loi en textes d’application permettant d’encadrer la manipulation, le chargement, le déchargement, le transport des matières dangereuses», déclare Younes Saih, directeur général du cabinet CES. Les décrets d’application devraient définir la typologie des camions, les procédures, la définition des matières dangereuses, la sensibilisation, la formation des conducteurs et des transporteurs, les stations de lavage des véhicules… Selon l’expert, le Maroc devrait bientôt signer un accord de jumelage avec un pays d’Europe pour bénéficier d’un accompagnement dans la préparation des textes d’application.

Hassan EL ARIF

 

http://www.leconomiste.com/article/917230-r-forme-du-transportl-anarchie-continue-pour-les-mati-res-dangereuses


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